Tribune libre : Ces féministes qui nuisent aux femmes
Par Charlotte – LPF Ile de France
En cette journée de la femme qui se tient depuis la fin des années 1970 le 8 mars de chaque année, il me semblait bon de m’arrêter quelques instants sur l’évènement pour en dénoncer le caractère illusoire et soulever ce qui ressemble beaucoup à une supercherie bien occidentale.
Depuis 1968, et même avant, les femmes ont connu d’innombrables bouleversements et ont vu leur rôle et leur place dans la société évoluer à grands pas.
Cependant, entendons nous bien sur le combat qui doit être mené, il est naturel que les femmes agissent pour obtenir ce que nous pouvons appeler une égalité de droit, c’est-à-dire une égalité garantie par la loi de se voir traiter à l’égal de l’homme, comme le noir l’est à l’égal du blanc ou comme une personne handicapée l’est à l’égal d’une personne valide.
Et il est vrai que la société, à travers le débat parlementaire devrait s’attaquer sans relâche sur ces questions d’inégalités qui subsistent encore en 2012 par exemple et notamment au regard du salaire – à compétence égale – qui peut être doublé lorsque le salarié est un homme.
Cela étant posé, voyons plus précisément comment une minorité de femmes peuvent s’approprier une cause ou plutôt comme elles aiment à le rappeler une lutte, dans laquelle la majorité des femmes ne se reconnaissent plus.
En effet, ces associations françaises qui portent la cause des femmes se présentent bien souvent sous des avatars peu glorieux comme « Ni putes, ni soumises » ou encore « Chiennes de garde » pour ne pas toutes les citer. Cette manière vulgaire de cantonner les femmes qui voudraient parvenir à une égalité de droit à des qualificatifs aussi réducteurs, me semble bien plus discréditer cette lutte plutôt que de la rendre audible à tous.
Comme cela n’a échappé à personne, la nature pour certains ou Dieu pour d’autres ont façonné l’homme et la femme comme deux êtres différents de par leur corps et leur comportement. L’homme est l’homme et la femme : la femme. L’homme d’un côté et la femme de l’autre par leurs différences, et par leurs sensations se complètent harmonieusement et occupent une place différente au sein de la société.
Au risque de heurter certaines sensibilités, ce n’est pas sans l’ombre d’un amusement que je citerai Michel Sardou (je vous vois déjà me dire que j’illustre mes propos en appelant à l’aide un mysogine déclaré) et notamment la version réactualisée de sa chanson « Etre une femme » dont tout le monde a sûrement déjà fredonné l’air si entraînant. Cette satyre, pas si mauvaise, montre combien la manière dont les féministes ont mené leur lutte les a bien plus desservies, qu’elle ne leur a apportée.
La femme version féministe serait une femme libre, émancipée, dégagée de tout asservissement à l’homme méchant et mysogine qu’elles détestent tant. La femme version féministe, c’est finalement une femme qui ne doit pas faire d’enfant, car sinon elle s’abaisse au terrible rôle de mère de famille ou pour aller plus loin au rôle si pénible et si rabaissant de la vache à traire (oui, l’argument revient souvent).
La femme version féministe, c’est cette femme qui porte le pantalon pour montrer qu’il lui va aussi bien qu’à l’homme, c’est cette femme qui ne s’embête plus d’un sac à main au risque qu’on la prenne pour une femme.
En somme la femme version féministe, c’est tout sauf une femme, c’est cet être asexué qui à force de revendiquer une identité n’en a plus.
Alors « mesdames », parce que c’est désormais comme cela qu’il faut qu’on vous appelle, ne vous trompez pas de combat, soyez des femmes libres, ne réclamez pas la parité, cette parité qui ne veut rien dire ! Oui, cette parité qui est un non-sens nie la liberté, car elle fait croire que la compétence se résume au sexe pour vous, à la couleur pour les minorités visibles, au handicap pour les malheureux qui en souffrent.
Votre combat vous enlise dans une supercherie, celle que je n’accepterai jamais.